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LE DIABÈTE, UNE MALADIE AU GOÛT SUCRÉ

Le diabète est une affection dite de longue durée provoquée par un trouble dans l’assimilation des glucides dans l’organisme. Le diabète est une maladie qui se manifeste par un taux élevé de sucre dans le sang au quotidien. Une personne est considérée diabétique quand son taux de sucre dans le sang est supérieur ou égal à 1,3 g/L à jeun et supérieur ou égal à 2g à n’importe quel moment de la journée. D’après l’OMS le diabète concerne plus de 442 millions de personnes dans le monde, soit une personne sur 11.

DIABÈTE ET HYPERGLYCÉMIE

Le diabète reste une affection chronique incurable, elle est la conséquence d’un dysfonctionnement dans le pancréas, l’organe qui produit l’insuline. En effet, cette maladie résulte d’un dysfonctionnement de la production de l’insuline dans le pancréas, cette hormone a pour rôle de réguler la glycémie ou le taux de sucre dans le sang. Il est donc important de comprendre la fonction de cette hormone pour comprendre ses répercussions. L’insuline a la capacité de diminuer la glycémie en stimulant l’activation des enzymes qui permettent l’assimilation du sucre ou du glucose dans les cellules et de la production d’énergie. Elle stimule aussi la glycogénogenèse, création du glycogène dans le foie et les muscles. Le glycogène est la forme sous laquelle le glucose est stocké dans le foie et dans les muscles.

Ainsi, le dysfonctionnement de sa production entraine une élévation du taux de sucre dans le sang. Grâce à cette hormone, le sucre (ou encore le glucose) qui n’a pas été utilisé par le corps est stocké et ne réside pas dans le sang. En effet, le manque d’insuline créé un déséquilibre, le taux de glucose croît alors dans le sang et est ensuite éliminé dans l’urine. Cette dysfonction chemine à une hyperglycémie ou glycémie élevée qui, à son tour cause de nombreuses complications et problèmes pouvant nuire fortement à la santé, tels que des risques d’une hyperglycémie prolongée ou encore une altération des nerfs et des vaisseaux sanguins dans tout le corps.

Les spécialistes ignorent encore les causes exactes du diabète mais nous pouvons déjà distinguer trois types de diabète avec différentes causes :

  • L’hérédité appelé diabète de type 1.
  • L’obésité appelé diabète de type 2.
  • Le diabète gestationnel, celui que certaines femmes ont contracté durant leur grossesse.

LES DIFFÉRENTS TYPES DE DIABÈTE

Le diabète de type 1

Ce diabète touche le plus souvent une personne ne présentant pas forcément une surcharge pondérale. Elle se manifeste généralement chez les enfants, les adolescents ou les adultes de moins de 30 ans prédestinés à cette maladie. Dans le cas du diabète de type 1, les anticorps détruisent les ilots de Langerhans, des cellules endocrines situées dans le pancréas. Ils ont pour fonction de synthétiser les hormones telles que le glucagon, la somatostatine, le polypeptide pancréatique et l’insuline. Le pancréas devient incapable de produire une quantité suffisante en insuline, ainsi elle diminue progressivement et régule difficilement le taux de glucose dans le sang. Ce phénomène est appelé « auto-immunité » : les cellules sont détruites par le système de défense de l’organisme. Les raisons de cette réaction auto-immune peuvent être des facteurs environnementaux. Cette maladie est souvent associé à d’autres maladies auto-immunes (thyroïdite de Hashimoto, maladie de Basedow, myxoedème idiopathique, maladie d’Addison, maladie de Biermer, vitiligo, maladie coeliaque, etc.). Elle possède un caractère héréditaire, Il existe en effet  une prédisposition génétique au diabète de type 1 liée àcertains gènes sur le chromosome 6.

Le diabète de type 2

Appelé aussi diabète gras, il s’agit d’une maladie caractérisée par une hyperglycémie dû à un corps qui ne répond plus comme il le devrait à l’insuline qu’il produit. La maladie se manifeste beaucoup plus tard, si l’on compare au diabète de type 1, elle apparaît vers 40 ans et plus. Les hommes, autant que les femmes, sont atteints par le diabète et ceci de plus en plus avec la progression de l’obésité. Cette maladie est le résultat d’une insulino-résistance. Les cellules du corps deviennent résistantes à l’action de l’insuline et donc elles poussent le corps à produire plus d’insuline car celle-ci devient de moins en moins efficace pour utiliser le glucose qui s’accumule dans le sang. Le pancréas s’épuise progressivement de cette stimulation continue. Cette maladie concerne particulièrement des personnes présentant un surpoids. En effet, 60 à 90 % des patients atteint de ce diabète sont en surpoids et sédentaires. Mais, le diabète concerne aussi des personnes ayant un membre de leur famille qui l’a contracté. Il a également été démontré que ce ne sont que certaines populations qui sont particulièrement touchées par le diabète de type 2. Tous ces facteurs doivent vous motiver à faire régulièrement un bilan santé et à plus forte raison si vous avez des antécédents de diabète dans la famille.

Le diabète de grossesse

Le diabète peut tout aussi bien apparaître, sous la forme de diabète dit gestationnel, celui-ci ne dure que le temps d’une grossesse. Tout se régule normalement après l’accouchement, mais les femmes qui ont contracté un diabète gestationnel ont un risque plus grand de contracter le diabète de type 2 dans les années à venir. Le diabète gestationnel comporte bien des risques pour la mère et le bébé, la mère risque des infections urinaires, de l’hypertension, voire un accouchement prématuré. Quant au bébé, il risque de naître avec un poids trop élevé (>4kg) ou avec la jaunisse, il risque également d’être atteint du diabète de type 2 et bien d’autres maladies encore.

L’ALIMENTATION AVEC UN TAUX GLYCÉMIQUE FAIBLE

L’indice glycémique (IG) est une valeur, plus précisément, une échelle, permettant de classer les aliments en fonction de leur pouvoir glycémique c’est-à-dire l’influence qu’ils ont sur le pic du taux de sucre dans le sang. L’indice glycémique ne concerne que les aliments contenant des glucides. Il existe trois types d’indice : bas, moyen et élevé. Les IG bas sont inférieurs ou égal à 55 ; Les IG moyens sont compris entre 55 et 69 ; Et les IG élevés sont supérieur à 70.

Que représentent les glucides et leur rôle ?

Les glucides encore appelés « hydrates de carbone », sont un ensemble de molécules de carbone, d’hydrogène et d’oxygène. Une fois ingérés dans l’organisme, le corps libère ces enzymes pour réduire les glucides à l’état de glucose. Dans ce processus de digestion, nous mettons en évidence deux types de glucides : simples et complexes.

Les glucides simples, comme leur nom l’indique, ont une composition simple puisqu’ils ne comportent que du glucose, comme par exemple, le lactose, le fructose et le saccharose.

En revanche, les glucides complexes, généralement riches en fibres, sont constitués de plusieurs molécules de glucides, tous réunis par des ponts de carbones. Parmi les glucides complets nous comptons les céréales, le pain, les pâtes et le riz.

Toutefois, leurs différences ne résident pas seulement dans leurs compositions mais aussi dans la vitesse à laquelle l’organisme transforme le glucide en glucose :

  • Les glucides simples n’auront pas besoin d’une transformation, ils sont libérés directement dans le sang. Ils sont ainsi considérés comme étant un sucre rapide.
  • Les glucides complexes mettront plus de temps à être transformés en glucose, en effet, la diffusion du glucose dans le sang sera plus lente, d’où l’appellation sucre lent.

Les glucides sont essentiels pour le corps, ils sont le carburant de nos cellules. Certains de nos organes comme les muscles et le cerveau ont besoin de glucose. Le cerveau a besoin d’une importante de glucose puisqu’il requiert 140g par jour. Les glucides favorisent un sommeil paisible et la digestion des glucides aboutit à une augmentation du tryptophane (acide aminé) dans le sang. Cet acide aminé permet la synthèse de la sérotonine, de l’hormone du bonheur mais aussi de la mélatonine, qui est l’hormone du sommeil ! Quelques études ont démontré qu’il pouvait y avoir un lien entre dépression et alimentation pauvre en tryptophane, soit en glucides. Les glucides complexes riches en fibres mènent plus facilement et rapidement à la satiété et ce, pour plus longtemps, ce qui permet de limiter le grignotage.

Indice ou Index glycémique

L’indice glycémique représente le pouvoir glycémiant d’un aliment, c’est-à-dire comment il influence le pic de sucre dans le sang et par la même occasion le taux d’insuline dans le sang. L’insuline est l’hormone qui permet de distribuer et de réguler la glycémie. On peut donc dire que les aliments du type glucides complexes dont la diffusion du glucose dans le sang est lente, stimulent moins l’insuline grâce à un taux de sucre faible tout au long de sa transformation. Cet hydrate de carbone est classé comme ayant un indice glycémique bas. Quant aux glucides simples qui se diffusent rapidement dans le sang et donc augmentent considérablement la glycémie, sont classés comme ayant un indice glycémique haut. En tant que diabétique, il est fortement conseillé de consommer des aliments à IG bas, qui vous évite de vous retrouver avec trop de glucose dans le sang et un pancréas qui ne produit pas assez d’insuline pour réguler ce pic.  Notez bien que si le glucose dans le sang n’a pas servi à certains organes il est alors stocké sous forme de glycogène dans le foie pour de futures pénuries. Néanmoins, si les stocks du foie et des muscles sont pleins, alors le glucose est stocké sous forme de graisse.

L’indice glycémique varie selon l’état de l’aliment : cru ou cuit. Prenons l’exemple des pâtes complètes, crues elles ont un indice inférieur à 35, lorsqu’elles sont cuites al dente l’IG augmente et si la cuisson est fondante nous arrivons facilement à un IG moyen à élevé (>50). La cuisson un facteur qui influence le taux de glucose dans les pâtes. L’eau et la chaleur dissolvent les ponts de carbones qui constituent les glucides et isolent le glucose. L’indice glycémique d’un fruit mûr aura un IG plus haut que celui qui est non-mûr. Nous pouvons par ailleurs le remarquer au goût sucré d’un fruit mûr à celui qui ne l’est pas encore. Il est toutefois possible de rajouter des acides gras essentiels, des protéines ainsi que des fibres, même en faible quantité, pour diminuer l’indice glycémique d’une assiette. Retenez bien que l’index glycémique seul ne compte pas. Imaginons que vous mangez 5 grammes d’un aliment ayant un indice glycémique à 100, il n’aura pas le même effet sur votre corps que si vous mangiez 100g de cet aliment. C’est là qu’intervient la charge glycémique,

CG = [IG x quantité de glucides d’une portion d’aliment (g)]/100

La charge glycémique est le pouvoir glycémique de l’aliment que vous consommez selon la quantité. Nous calculons une charge glycémique par portion de l’aliment. Elle est considérée basse en dessous ou égale à 10, modérée entre 11 et 19 et élevée au-dessus ou égale à 20. C’est la charge glycémique totale de vos repas de la journée qui est le plus important que le total de l’index glycémique des aliments consommés. Il est évident qu’il faut privilégier les aliments à IG bas en ne bannissant pas les autres aliments, mais en les consommant modérément.

LE TRAITEMENT POUR LE DIABÈTE

Le but du traitement dans les trois types de diabète est de réguler la glycémie en rééquilibrant l’alimentation accompagnée d’un traitement antidiabétique par injection ou par voie orale selon le type de diabète. Cependant, ces traitements ne peuvent avoir une efficacité optimale uniquement si celui-ci est accompagné d’une alimentation équilibrée avec un taux glycémique faible à moyen et une activité physique régulière.

Saviez-vous que nos Barrées étaient des barres de céréales à base de graine de chanvre et de spiruline françaises ? Elles sont adaptées à tout type de personnes. Sources de fibres, vitamines et en acides gras essentiels, nos Barrées sont pleines de bienfaits pour la santé. L’indice glycémique, pour une Barrée aux Céréales, est compris entre 55 et 65 et dont la charge glycémique pour une Barrée de 40g correspond, en moyenne, à 15, équivalent à la charge d’une banane et bien plus faible que celle d’un bol de 30g de corn flakes. Alors qu’attendez-vous pour vous faire plaisir ? Modérément bien-évidemment.

Par Gisèle Metouck

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