LES CHATOUILLES ET LEURS SUPER-VERTUS !

Guili guili, chatouille, papouille, gratouille… Autant de termes pour désigner le chatouillement !

A l’instar des batailles d’oreillers, les batailles de chatouilles sont un moment de détente et de franche rigolade, du moins, en règle générale…

LES CHATOUILLES AU MOYEN-ÂGE

Saviez-vous que les chatouilles étaient utilisées comme moyen de torture il y a fort fort longtemps ? Mais oui réfléchissez bien… Au Moyen-Âge, la petite chèvre qui léchait les pieds des suppliciés (parfois jusqu’au sang…) ? Bah voilà ! Elles aimaient bien ça les petites chèvres…

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Le supplicié riait un peu moins au bout d’un moment cela dit !

LES CHATOUILLES ET L’AMUSEMENT (OU PAS)

Il nous est tous arrivé de nous énerver un jour à cause des chatouilles… Si nous ne sommes pas d’humeur à jouer ou si cela dure trop longtemps, nous avons cette fâcheuse tendance à perdre patience, et, ce qui était sensé être drôle devient vite un enfer.

Mais attention, il paraît qu’il ne faut pas chatouiller trop longtemps au risque que le chatouillé ne perde connaissance ou encore qu’il s’étouffe… Cela dit, c’est extrêmement rare (alléluia).

Savez-vous pourquoi nous rions lorsque nous sommes chatouillés ? Parce que nous sommes surpris ! C’est en fait la panique qui déclenche notre fou rire irrépressible. Et c’est aussi pour cette raison que nous nous tortillons, pour essayer d’échapper au chatouilleur ! Dingue non ? Cette excitation est transmise au cerveau via les influx nerveux et ce dernier donne une réponse sensorielle. Le rire est donc une réponse sensorielle réflexe provoquée par les chatouillements.

Selon les scientifiques, il est possible de distinguer deux types de chatouillements (mots savants à sortir en soirée ) selon les types de réaction et la sensation provoquée :

  • La knismésie : caractérisé par un simple effleurement de la peau ;
  • La gargalésie, qui provoque beaucoup de rire et de plaisir.

Toujours pour briller en soirée, voilà un autre terme à retenir : la ptéronophobie. Vous aimez les chatouilles mais vous n’aimez pas… les plumes ? La ptéronophobie est la peur d’être chatouillé avec une plume…. 

Les zones sensibles aux chatouillements peuvent être différentes d’une personne à une autre. Les plus réceptives seraient les pieds, le nombril, les côtes, les aisselles et le cou, mais ça, vous le saviez déjà !

LES CHATOUILLES DANS LE DÉVELOPPEMENT DE L’ENFANT

Les chatouilles jouent un rôle important sur le plan affectif et émotionnel de l’enfant. En effet, le fait de jouer à se chatouiller permet de partager un moment tendre et amusant entre le parent et l’enfant.

Pour les enfants, les chatouilles est également une manière ludique de prendre conscience de son corps, d’autant plus si les parents nomment les parties du corps qu’ils chatouillent (on connaît tous « la petite bête qui monte qui monte qui monte »).

De plus, les chatouilles participent à l’ouverture relationnelle. Eh oui, l’enfant découvre le plaisir d’être touché, mais aussi le plaisir du frôlement des doigts sur sa peau ! C’est la dynamique que le parent va donner au jeu qui aidera l’enfant à apprécier l’incertitude. En effet, quand l’enfant grandit et que le parent ajoute le paramètre de la surprise et change sa manière de faire ou quand il va le faire, l’enfant sera davantage surpris et rira encore plus avec son parent. C’est ce décalage entre ce qu’il attendait et ce qu’il s’est passé qui créera le jeu (l’effet de surprise que nous avons vu plus haut). Monsieur Daniel Marcelli (pédopsychiatre français) laisse même penser qu’un enfant que l’on chatouille a plus de chances de devenir un adulte enclin à accepter ce qu’il ne maîtrise pas, et donc à être plus facilement ouvert ! Bon, il ne faut pas non plus chatouiller l’enfant lorsqu’il pleure ou lorsqu’il est en colère ; il faut être à l’écoute et choisir son bon moment de surprise pour le chatouiller  

LES CHATOUILLES ET LA SCIENCE

Vous n’êtes pas chatouilleux ? Si les scientifiques ne peuvent pas dire pourquoi, alors nous non plus !

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Ce qu’ils savent en revanche, c’est qu’il est impossible de se chatouiller soi-même. Bah oui, il n’y a pas l’effet de surprise ! Notre cervelet (situé à l’arrière de notre cerveau) gouverne nos mouvements et peut prédire à quel moment nous allons nous chatouiller. Imaginez si c’était possible, dès qu’on enfilerait une chaussette, pour peu qu’on soit sensible des pieds, nous exploserions de rires. Cela ne serait pas facile tous les jours mais cela permettrait de bien débuter la journée !

Toutefois, certaines personnes atteintes de schizophrénie peuvent se chatouiller elles-mêmes. Cela serait dû au fait que leur cerveau a du mal à prévoir les effets sensoriels liés à leurs propres mouvements. Bon, rassurez-vous ce n’est pas parce qu’une fois vous avez réussi à vous chatouiller que vous êtes atteint de schizophrénie. Vous pouvez tout à fait simuler de légères chatouilles (knismesis que nous avons vu plus haut) au lieu des grosses chatouilles qui provoquent un rire intense (gargalésis).

CONCLUSION SUR LES CHATOUILLES !

Gardez toujours en tête ce vieil adage : rire est bon pour la santé ! Rire a des effets positifs sur les maladies, l’humeur, le stress… Une étude américaine a démontré qu’avec les années le chatouillement faisait moins partie de notre vie et.. que nous riions beaucoup trop peu !

Dans son livre “Laughter: A Scientific Investigation” le professeur Provine met en avant les bénéfices qu’amène le rire dans un couple, bien plus que toute conversation érotique ! En plus, les médecins recommandent de rire au moins 10 à 15 minutes par jour, alors pourquoi pas avec une petite bataille de chatouilles ?!

Chez Nomen’k nous avions envie (et besoin) d’humour dans notre façon d’entreprendre et de communiquer, c’est pourquoi nous avons souhaité nommer nos barres de céréales « les Barrées ». Nous espérons pouvoir vous faire sourire et vous amener de la bonne humeur dans votre estomac et dans vos journées 

Par Lucie de Saint-Etienne

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