Blog Nomen’k

LA PRATIQUE DES SPORTS EXTRÊMES : UNE PHILOSOPHIE DE VIE

Pour pratiquer le wingsuit, le saut à l’élastique, l’escalade, ou encore le plongeon, mieux vaut ne pas avoir le vertige, ni être tachophobe (apeuré par la vitesse), car ce sont les principales caractéristiques d’un sport extrême.

Responsable d’une lourde décharge d’adrénaline dans le corps humain, les sports à risques sont reconnus pour apporter des sensations fortes aux courageux qui les pratiquent. Souvent en étroite relation avec la nature et les phénomènes naturels, ces différents sports sont principalement liés au vent, à la mer ou à la montagne.

L’environnement majestueux que l’individu utilise comme terrain de jeu lui fait perdre toute notion temporelle. Absorbé, il profite simplement du spectacle qui s’offre à lui, et qui se mérite ! Il est en harmonie avec lui-même et profite de l’immersion au sein de cet univers privilégié. Il ne fait qu’un avec un environnement généralement jugé comme hostile à l’homme.

La pratique d’un sport dangereux requiert une bonne connaissance du lieu dans lequel s’effectue la performance. Un skieur freestyle se doit d’apprivoiser la montagne, ses conditions climatiques, ses caractéristiques de neige, ou les particularités des pistes par exemple. Un skipper aura besoin de technique concernant le vent, la météo ainsi que les marées pendant que les amateurs de rafting nécessitent une connaissance pointue des courants. Un traileur se doit de dompter les conditions climatiques, d’adapter son équipement et ses entrainements s’il souhaite affronter des courses comme l’Hivernale des Templiers (66km), sur les hauts-plateaux du Larzac, où grand froid et vent glacial ont accueilli les coureurs sur une terre gelée jusqu’à – 17 degrés en ressenti en Hiver 2017.


QUELS EFFETS PROCURENT LA PRATIQUE DE CE TYPE DE SPORT ?

Le flirt avec le danger est l’occasion de respirer, de rompre avec ses habitudes, d’exprimer son « vrai soi », face à un quotidien jugé banal, à une pression sociale constante et au mauvais stress engrangé par le quotidien. Etouffé et contraint, l’individu cherche, par la pratique des sports extrêmes, à lutter contre l’ennui afin de sortir de sa zone de confort. Cette pratique devient un exutoire qui lui permet de dominer ses peurs, de garder la maîtrise de soi et de contrôler une incertitude provoquée. Loin d’être un acte impulsif et irrationnel, l’engagement dans les sports extrêmes permet de mettre à l’épreuve son sens des responsabilités, ses aptitudes physiques et émotionnelles.

La vie quotidienne ne donne pas à l’individu l’opportunité de cerner son identité : ses qualités, ses défauts, son degré de réactivité, de courage… La confrontation à un monde inconnu donne la possibilité de se mettre à l’épreuve, en ne bénéficiant d’aucune aide extérieure. Affronter le danger fournit l’occasion de mieux se connaître, de se définir, d’appréhender ses limites, de savoir jusqu’où aller sans aller trop loin et de finalement trouver la limite entre la vie et la mort, bien souvent très mince.

La dopamine, utilisée par les neurones pour transmettre des messages à d’autres neurones, est souvent décrite comme la molécule chimique du plaisir. Les cellules à dopamine se logent au milieu du cerveau. Elles envoient des signaux dans les zones où les molécules de dopamine sont libérées, telles que celles qui sont impliquées dans le contrôle de l’action, de la connaissance et de la récompense. Un grand nombre d’études a montré que les personnes possédant un certain récepteur à dopamine sont davantage susceptibles de rechercher le grand frisson. La génétique pourrait donc expliquer la tendance à aimer la chute libre ou le parapente.

Mais la façon dont nous sommes élevés a également un impact. Les adolescents sont connus pour prendre davantage de risques, en partie parce que leurs cerveaux sont encore en cours de développement et qu’ils désirent développer une identité distincte de celle de leurs parents pour se faire une place parmi leurs pairs à l’extérieur du foyer familial ou encore dans le but d’impressionner les autres et gagner leur respect.

Pratiquer un sport extrême devient peu à peu un mode de vie, l’habitude de dépasser ses limites provoque le besoin incessant d’aller au-delà de ses capacités. La production de dopamine a alors le même effet que la prise de drogues pour le métabolisme humain, les sportifs deviennent dépendant des quelques secondes de frissons, d’adrénaline et de liberté procurées par leur discipline.


COMMENT LIMITER LES RISQUES ?

Si par définition, les sports extrêmes présentent tous de grands risques, se limiter à une pratique réglementée permet d’éviter au maximum les situations de danger. Pratiquer son sport au sein d’une association ou d’un club qui présente une garantie de sécurité reconnue et un enseignement adapté est un point à respecter par exemple.

Un bon apprentissage des normes de sécurité te permettra d’aller très loin dans ton expérimentation, tout en s’exposant au minimum de risques.

Quelques conseils médicaux pour que tu vives pleinement ces sports : 

Tu dois être en bonne condition physique pour pratiquer un sport de l’extrême et, surtout, pour te sortir des difficultés auxquelles tu peux être exposé(e). De bonnes conditions physiques signifient une musculature entretenue, pas de surpoids excessif, une bonne colonne vertébrale, une bonne sensibilité et de bons réflexes dans tout ton corps ainsi qu’un cœur à toute épreuve ! C’est pour vérifier ton aptitude à pratiquer et assurer ta sécurité que la pratique encadrée du sport nécessite toujours l’obtention d’un certificat médical. N’hésite pas à informer ton médecin si tu as des douleurs, des difficultés physiques ou même des maladies, il sera certainement en mesure de te conseiller une pratique et des équipements adaptés à ta situation.

Bien connaître ton corps avec ses forces et ses faiblesses est fondamental dans ce type de sport où tu recherches à explorer le maximum de tes possibilités. 

Aussi, n’oublie pas que tout effort musculaire demande une bonne alimentation, une hydratation suffisante et permanente et des périodes de récupération adaptées à tes efforts. Une simple ampoule, une crampe, un mal de tête ou une fringale pourraient t’empêcher de continuer !

Lorsque tu te sens prêt, n’oublie pas de checker une dernière fois les conditions de ton environnement, et si un arrêté ou une procédure d’alerte météorologique ont été décrétés dans ta région, rien ne sert d’ajouter du risque à une pratique déjà dangereuse ! Parfois, la patience en vue de conditions optimales réserve une bien meilleure expérience.

Tu es maintenant paré(e) pour affronter des sensations fortes tant recherchées, amuse toi (et n’oublie pas de glisser une Barre Nomen’k ainsi qu’une bouteille d’eau dans tes affaires) !

Par Laurane Cousin

Share Button